post CatĂ©gorie : Actu Locale — Presidence @ 14:07 — post

Eric Delhaye, adjoint au maire chargĂ© de l’environnement, tĂŞte de liste MoDem dans l’Aisne pour les rĂ©gionales, se dit consternĂ© après l’annonce de l’autorisation par la commission Barroso.
« On sent une offensive pro-OGM, alors que les citoyens européens sont opposés aux organismes génétiquement modifiés. On est vraiment surpris et on espère que la France fera jouer la clause de sauvegarde sur le sujet », explique-t-il.
L’Ă©lu affirme ne pas vouloir faire de l’anti-OGM Ă  tout prix. « Les dangers nĂ©anmoins en terme d’impacts sur l’environnement par dissĂ©mination notamment sont reconnus », signale-t-il.
Quant aux problèmes pour la santĂ©, il avoue qu’il n’en sait rien, « mais c’est bien cela le souci ! » Il Ă©voque ainsi les toxines qui sont gĂ©nĂ©rĂ©es pour lutter contre les insectes. « Le problème c’est que pour l’heure, les seules Ă©tudes qui sont faites sont rĂ©alisĂ©es par les firmes, comme Monsanto, qui font des OGM. » En outre, les rĂ©sultats sont tenus secrets sous prĂ©texte de protection de procĂ©dĂ©s industriels. « Il y a tout de mĂŞme cette expĂ©rience menĂ©e auprès des rats. » Pendant 90 jours, on a fait manger des aliments normaux Ă  certains et des aliments gĂ©nĂ©tiquement modifiĂ©s Ă  d’autres.
Ă€ l’arrivĂ©e, des diffĂ©rences biologiques existent entre eux : au niveau du poids chez les femelles notamment ou au niveau sanguin avec une augmentation de globules chez ceux ayant consommĂ© des aliments transgĂ©niques.
« Ce qui est intĂ©ressant, c’est de savoir ce qui se passe exactement. Nous rĂ©clamons Ă  ce sujet des expertises rĂ©ellement indĂ©pendantes prĂ©alables, publiques et au cas par cas. Et s’il n’y a pas de problèmes, tant mieux ! » A ce sujet, l’indĂ©pendance du haut conseil des biotechnololgies auquel souhaite faire le ministre de l’agriculteur serait lui-mĂŞme sujet Ă  dĂ©bat.
Par ailleurs, aux États-Unis, Eric Delhaye affirme que les cultures incriminĂ©es n’ont pas fait baisser l’utilisation de pesticides. « On arrive Ă  ce sujet Ă  de vrais rĂ©sultats en revanche au niveau de la production intĂ©grĂ©e ».

L’Union du 5 mars

On en mange déjà !

Publié le vendredi 05 mars 2010 à 10H18

C’est tout le paradoxe français. Les cultures sont interdites, mais la commercialisation d’OGM ne l’est pas.
Nous mangeons dĂ©jĂ  des aliments transgĂ©niques depuis une dizaine d’annĂ©es plus ou moins Ă  notre insu. La seule obligation est un Ă©tiquetage au-delĂ  de 0,9 %.
« Sauf que cet Ă©tiquetage n’est pas toujours respectĂ© », estime Eric Delhaye. Cela concerne notamment le maĂŻs ou le soja.
Il y a aussi les OGM que l’on retrouve au niveau de l’alimentation animale, et ce depuis une quinzaine d’annĂ©es.
Et lĂ , cela poserait problème au niveau de la viande et du lait. Quelles traces dans l’organisme d’un animal nourri avec de l’alimentation ayant subi des mutations ? Et que se passe-t-il quand on mange cet animal ou que l’on boit son lait ?
Une fois de plus, les consommateurs sont contre le fait de manger des OGM, mais de fait, ils le font déjà.

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